Quel prix pour un écrivain public ?

Nous nous sommes déjà beaucoup interrogés sur le prix d’un rédacteur Web, et sur les difficultés à estimer la valeur d’un texte SEO ou de tout autre écrit pour le web. La question se pose avec autant de force lorsqu’il s’agit d’évoquer une autre de mes activités, celle d’écrivain public.

Ecrire pour les autres, une mission ou une vocation ?

L’objectif du blog d’Éric Rédaction ne consiste pas à recruter des « clients », qui feraient appel à mes services d’écrivain public. Mais depuis que je me suis lancé dans la rédaction web, j’ai été rapidement sollicité par des lecteurs en quête d’une aide pour écrire une lettre d’amour, répondre à une menace d’un organisme contentieux, constituer un dossier administratif, rédiger une lettre de candidature, faire stopper une procédure d’expulsion,…

Bref autant de sujets qu’il existe de demandes. J’ai toujours essayé de répondre favorablement à chacune de ces demandes. Non pas parce que cela fait partie du travail d’un rédacteur web, mais bien parce que je suis persuadé que ces difficultés face à l’écrit représentent un véritable handicap, et que je considère comme « normal » d’aider dans la modeste mesure de mes moyens.  Une vocation plutôt qu’une mission donc pour répondre à la question posée en préambule.

Une lettre pour autrui, une mission difficile et ardue

Mais ne croyez pas qu’écrire une lettre (même si elle peut paraitre anodine à certains) pour le compte d’une tierce personne (le plus souvent totalement inconnue) se fait en quelques secondes. Lorsque j’accepte (en fait il est exceptionnellement rare que je refuse), je considère qu’il s’agit de LA lettre, celle qu’il ne faut pas manquer, celle pour laquelle la destinée du commanditaire est en jeu. J’y mets donc toute ma rigueur et ma passion.

Cela peut prendre quelques minutes (oui, parfois les mêmes thèmes reviennent) ou des heures (de recherche notamment, lorsque la question soulevée est ardue). Se pose alors, comme pour la rédaction Web, la question du prix.

Un prix pour aider son prochain ?

Vous le pressentez déjà. Mais il est très rare (personnellement cela ne m’est jamais arrivé) qu’une personne très fortunée fasse appel à un écrivain public, remplacé alors par des conseillers juridiques, commerciaux, fiscaux ou pourquoi pas des coachs en « amour » (cela existe, alors ne souriez pas… :)).

Le plus souvent, on fait appel à moi lorsque l’on n’a pas les moyens ni les capacités de se défendre.  Il serait déraisonnable de ma part d’exiger une rémunération pour cette aide, au risque d’aggraver un peu plus la situation.

Alors oui, j’en reviens aux valeurs essentielles de l’écrivain public et travaille bénévolement juste pour la satisfaction de pouvoir apporter mon aide. Pas de rémunération mais une énorme satisfaction d’avoir pu contribuer à ….plein de choses. Et les témoignages qui me reviennent alors suffisent à mon épanouissement.

Mais travailler sans être payé n’est pas possible toute l’année, alors parfois je dois refuser de me pencher sur certains cas jugés trop complexes ou ardus. Que celles et ceux ayant fait l’objet d’un tel refus ne s’offusquent pas de ce dernier.

J’écris ces quelques lignes, et me voilà à la fin du billet, où je suis censé appelé les lecteurs à laisser un commentaire ou à inciter à l’action. Mais non rien de tout cela aujourd’hui, j’avais envie de poster ce message tout simplement. Et depuis quand devrait-on justifier et raisonner ses envies ?

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