Et si les consommateurs étaient plus fautifs qu’Amazon ?

C’est plus un billet d’humeur, que je vous propose aujourd’hui qu’un véritable article de blog consacré au Black Friday, qui de toute façon, est officiellement annulé et officieusement allongé de 10 jours.

La France a réussi à imposer le report du Black Friday à Amazon ? Quelle blague !

Souvenez-vous, l’année dernière à pareille époque, je soulignais que le Black Friday était une période de l’année, où le rédacteur Web freelance était surbooké en général, car bien trop d’e-commerçants n’avaient pas pris le temps de prévoir. Cette année donc, crise sanitaire oblige, le Ministre de l’économie a demandé à tous les acteurs du e-commerce de bien vouloir décaler la date du Black Friday. Peu importe, que cette opération, devenue la plus importante dans le calendrier commercial annuel, trouve sa signification dans la journée de la veille, Thanksgiving, mais il faut sauver les petits commerçants de proximité. Coup de com de notre Ministre de l’économie, qui soulignait comment il avait incité Amazon à décaler cette opération (et les autres distributeurs aussi). Nouveau coup de com pour Amazon, qui expliquait vouloir « être un support à toutes les entreprises françaises ». Peu importe, que les publicités papier de la Grande distribution aient déjà inondé les boites aux lettres des consommateurs,

les publicités Black Friday de la Grande Distribution ont déjà inondé les boites aux lettres
les publicités Black Friday de la Grande Distribution ont déjà inondé les boites aux lettres

Ou que les sites Internet se proposent de préparer Noël en attendant le Black Friday (sic). Tout le monde aura compris, que les prix cassés ont déjà commencé, et que cette année, ils se poursuivront donc 10 jours durant. Rt à propos de prix cassés, je vous invite à découvrir l’enquête de l’UFC Que Choisir, qui souligne à quel point les offres exceptionnelles ne sont en fait que mineures ….

Le black Friday de la Fnac cache bien son nom
Le black Friday de la Fnac cache bien son nom

Informer ou inciter à vendre, quelle mission pour le rédacteur Web ?

Je me tire une balle dans le pied, à moins qu’Amazon ne fasse pas partie de mes clients réguliers … 😊 Après vérification, je vous confirme que Jeff n’a pas encore mon 06. Je pose cette question provocatrice, car écouter les Français et les décideurs politiques me fait sourire. Si je résume, on appelle les consommateurs à boycotter Amazon pour favoriser le commerce de proximité…. Les 11.000 PME françaises travaillant avec Amazon apprécieront.

On demande aux consommateurs d’être responsables, et tous crient au soutien de l’économie locale. Tous, c’est vite dit, quand on sait qu’un internaute sur deux achète sur Amazon (vous pouvez vérifier les chiffres sur le site de la Fevad).

On demande aux Internautes de promouvoir le Made in France et qu’en la matière, des sites en ligne existent déjà. Oui d’accord, mais 22 % du e-commerce en France est trusté par Amazon.

Certains voient déjà où je veux en venir, d’autres sont plus dubitatifs. Vous admettrez qu’entre les promesses et les déclarations de bonne intention, il y a un fossé énorme. Et que doit faire le rédacteur Web, lorsqu’il est missionné par un client. Convaincre les Internautes de commander les produits de ce dit client, et donc s’appuyer sur leurs attentes et leurs désirs. Mais quels sont-ils ? la défense de l’économie nationale, le soutien aux petites entreprises, ou alors la recherche du prix le plus bas, quelles qu’en soient les conséquences. L’approche n’est pas la même, vous en conviendrez, et en la matière personne ne pourra accuser Amazon ou Cdiscount de fausser la donne….

Pas de morale à donner, ni de leçons à tirer de ce billet d’humeur, juste un constat à partager ou pas.

Alors à vos claviers, et donnez-moi votre ressenti ?

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