Faire peur à ses lecteurs fait-il vendre ?

Du contenu pour faire peur

 

 

Créer un sentiment d’angoisse ou de peur peut être bénéfique dans une stratégie marketing bien définie, et l’épidémie actuelle du Covid-19 en est un exemple parmi tant d’autres. En revanche, vouloir faire peut à tout prix peut se révéler être bien plus dangereux que profitable.

 

Faire peur, un objectif facile pour votre contenu web !

 

Susciter les émotions chez vos lecteurs, les rédacteurs web connaissent l’efficacité de cette stratégie, valorisée encore plus si vous vous êtes lancés dans une stratégie d’Inbound Marketing. Pour attirer un prospect, un titre énigmatique, ou sarcastique ou même effrayant peut ainsi être plus percutant qu’un titre descriptif. Il en va de même ensuite dans le développement de votre rédaction SEO.

La peur représente un sentiment plus « facile » à amplifier, et en cette période si difficile d’épidémie de coronavirus, il peut apparaître tentant, pour certains, de surfer sur ces aspects anxiogènes. C’est l’exemple de ce mailing marketing, que j’ai reçu, il y a quelques jours, qui s’appuie non seulement sur ce sentiment de peur mais fait appel à la crédulité de certains.

 

Le fond et la forme, un message à faire passer et une image de marque à imposer

Un mailing anxiogène suscitant la peur chez les lecteurs
Un mailing anxiogène suscitant la peur chez les lecteurs

Je vous ai déjà parlé de l’intérêt pour le référencement de s’appuyer sur le coronavirus et plus généralement sur l’actualité chaude. Cependant, vouloir faire peur avec ce virus (ici, l’auteur du mailing veut nous faire craindre une perte totale de revenus) reste une opportunité, qui peut s’avérer comme dangereuse. En effet, la stratégie éditoriale de l’entreprise concernée est bien identifiée :

  1. Il existe un danger, celui de perdre tous vos revenus
  2. Il faut donc vous constituer un autre revenu ou générer des revenus complémentaires
  3. Nous avons une solution prête à l’emploi pour vous

En revanche, elle peut être néfaste à l’image de marque véhiculée. En effet, l’argumentaire ne tient pas dans les atouts de la solution déployée ou dans les bénéfices que vous pouvez en retirer. Mais l’accent est mis sur le danger, qui est bien existant et contre lequel cette solution peut vous protéger.

Bien réfléchir à sa stratégie éditoriale, la meilleure manière d’être paré à toute éventualité

 

L’entreprise aurait listé dès le départ les caractéristiques intrinsèques de ces solutions (un ROI imbattable, un coût supportable par tous, une différenciation sociale, …), elle aurait pu s’appuyer dessus tout en soulignant le danger représenté par le coronavirus. Cela aurait permis de s’appuyer sur ces contenus opportunistes tout en restant fidèle à son image. Par exemple,

  1. Notre entreprise a initié le télétravail pour tous ses salariés et cela leur permet de conserver un revenu
  2. Car en cette période de crise, chômage partiel et perte de revenu sont des réalités pour un grand nombre de citoyens
  3. C’est le moment de découvrir notre solution ….

 

Vous avez compris la logique. Le mailing est donc moins anxiogène, mais plus en phase avec l’image de marque, qui aurait pu être définie au départ. C’est pourquoi, j’insiste sur cette préparation indispensable pour espérer un jour pouvoir réagir instantanément à une actualité chaude du moment. Être spontané ne s’improvise pas sur le web, et certaines erreurs peuvent alors être commises.

Et vous, comment gérez-vous vos contenus chauds ou opportunistes ? Des exemples à partager ? des conseils à donner ? Des questions à poser ?

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